dimanche 4 août 2019

Saint Nazaire le Desert en Drôme. Monument

Monument à Saint Nazaire le Desert en Drôme.

Sur la place de l'église 

Monument inauguré en mai 1947. 

Réalisé sous l'impulsion de l'abbé Marius Michel en souvenir d’un vœu prononcé 
pendant la seconde guerre mondiale pour avoir été épargné par la venue des
allemands dans la vallée de la Roanne. 
La statue de l'archange Saint-Michel terrassant le démon a été réalisée 
par :
le sculpteur Donzelli 
le socle par l'entrepreneur de Gumiane Ch. Raspail.

Relevé initial effectué par : Sylvaine LABORDE CASTEX


http://      www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=77657

Haraumont, Eglise Saint-Firmin

Eglise Saint-Firmin



Construite à la fin du XVIIIe siècle, comme l’indique la date de 1771 qui figure au sommet de l’arc-triomphal, l’église d’Haraumont, abîmée pendant la Grande guerre, a besoin d’être restaurée au milieu des années 1930. Le curé de la paroisse, l’abbé Hussenet, fait alors appel à Duilio Donzelli pour le nouveau décor. L’artiste commence par orner la nef d’un chemin de croix avant de peindre l’arc-triomphal et le chœur.
            Les quatorze stations du chemin de croix sont particulièrement réussies et ont beaucoup marqué les contemporains, comme en témoignent les bulletins paroissiaux de l’année 1936, date de la réalisation de l’œuvre. Cette dernière est très appréciée par sa composition spéciale avec des plans rapprochés et la réalisation des visages, extrêmement expressifs. Des quatre chemins de croix peints par Donzelli (les autres se situent à Haumont-les-Lachaussée, à Véry et à Saint-Christophe-et-le-Laris dans la Drôme), c’est le seul qui est autant centré sur la figure du Christ et ses souffrances. Il transcrit une évolution de l’art religieux dans laquelle la souffrance des soldats morts au combat et de leur mère est retranscrite dans le visage du Christ et de sa mère. Les instruments de la Passion sont représentés comme à Véry et viennent compléter les groupes de trois stations.
            Dans l’abside, la voûte porte vingt-quatre anges adorateurs, mains jointes ou croisées sur la poitrine : ils sont peints dans des camaïeux de bleus et seuls leurs nimbes dorés ressortent. Au-dessus des belles boiseries, le décor des murs du chœur reprend une thématique souvent illustrée par Donzelli, celle des douze apôtres (également à Seuzey, à Esnes-en-Argonne, à Belleville-sur-Meuse) inspirée des mosaïques byzantines de Ravenne. Chaque personnage est identifiable à son attribut (le couteau pour Barthélémy, les clés pour Pierre ou la scie pour Simon par exemple) et au nom inscrit dans le nimbe. La citation du verset « Allez par tout le monde et prêchez la bonne nouvelle à toute la création » (Marc 16, 15), exprime clairement que c’est l’envoi en mission des apôtres qui est représenté.
            Ce décor a été financé en grande partie grâce aux dons des paroissiens et a donc été effectué en plusieurs étapes : peinture de la nef en 1936 jusqu’à l’arc-triomphal tandis que le chœur est décoré en 1937, comme l’indiquent les dates visibles sur l’arc-triomphal et dans le chœur. Les groupes sculptés dans la nef sont aussi, en partie, l’œuvre de Donzelli (restauration ou sculpture intégrale ?) qui a orné de mosaïques les nimbes des saints, sur le groupe de la Déposition de croix et sur celui représentant sainte Thérèse de Lisieux.

Arma Christi (outils de la passion) : des outils qui ont infligé des souffrances à Jésus-Christ : échelle, couronne d'épines, marteau, clous, piques, lance, éponge, croix ...

Nimbus (halo) : anneau de lumière ou disque représenté autour de la tête des Saints, des Héros élevés à Dieu ou par Dieu.

Documents remis par le Service conservation et valorisation du patrimoine et des musées du département de la Meuse.


Hannonville-sous-les-Côtes, Eglise Saint-Martin

Eglise Saint-Martin



Cet imposant édifice, construit en 1829 sur un plan allongé à trois vaisseaux, est abîmé pendant la Première Guerre mondiale par plusieurs obus qui ont détérioré le clocher, la toiture de la nef et le chœur. L’église est restaurée en 1925-1926 par un architecte nancéien, André César (1886-après 1935), et l’abbé Job (1886-1976), curé de la paroisse, fait appel à Duilio Donzelli pour refaire le décor intérieur et certaines pièces de mobilier.
            Les peintures du pourtour du chœur et des autels latéraux sont avant tout décoratives (feuillages, fleurs de lys, motifs géométriques) et les symboles dans les médaillons sont en lien avec les saints figurés par les statues : la Vierge et le Sacré-Cœur sur les autels latéraux, saint Joseph, saint Nicolas, sainte Anne et sainte Jeanne d’Arc dans le chœur. La voûte de l’abside est occupée par une représentation du Christ-roi, debout dans une mandorle et entouré de sept anges qui le glorifient : trois portent des banderoles avec l’inscription « Toi, roi de gloire, nous t’adorons »*, deux agitent des encensoirs et les deux derniers présentent au Christ les attributs de la royauté, la couronne, le sceptre et le globe. Écho à la fête du Christ-Roi, instaurée en 1925 par le pape Pie XI pour affirmer et honorer la royauté du Christ, cette scène est également représentée à Rouvrois-sur-Meuse et à Dieue-sur-Meuse.
            Duilio Donzelli a aussi reçu des commandes pour le porte-cierge en bois visible dans le chœur, le meuble accueillant le reliquaire de saint Airy et de saint Maur dans le bas-côté nord, les fonts baptismaux du bas-côté sud et peut-être également de la statue de saint Martin du fond de l’abside.
            Dans le cimetière, plusieurs tombes ont été sculptées par Donzelli, tout comme le monument aux morts de la guerre sur lequel sont apposés les noms des victimes civiles et militaires du conflit. Le Christ qui domine reprend l’attitude du Christ-Roi de l’abside mais également celle du Christ de l’autel construit aux Éparges. Les bas-reliefs du monument illustrent les horreurs de la guerre : un soldat mort est étendu devant un champ de ruines, tandis que de l’autre côté, des baraquements entourés de murs font allusion aux camps de prisonniers de Zwickau (Saxe) et de Rastadt (Bade) où a été déportée la population en 1914.
            Sur le territoire de la commune, Donzelli a encore réalisé un autel de calvaire en mémoire du chanoine Huard, situé sur la route de Fresnes et un autre en mémoire du chanoine Leguillette.


* Inscription latine « TU REX GLORIAE ADORAMUS TE ».

Mandorle : figure géométrique en forme d'amande, dans laquelle s'inscrivent des personnages sacrés
Encensoir : vase brûle parfum accroché à 3 petites chaînes, dans lequel l'encens est brûlé et tourbillonné pendant les célébrations de l'église, en tant que symbole de la prière des fidèles, qui s'élève à Dieu.

Documents remis par le Service conservation et valorisation du patrimoine et des musées du département de la Meuse.


Esnes-en-Argonne, Eglise Saint-Martin


   Eglise Saint-Martin



            À la fin de la Première Guerre mondiale, le village n’est plus qu’un champ de ruines et il faut tout reconstruire. Les plans de la nouvelle église sont dessinés par l’architecte communal, René Barba, sur un nouvel emplacement avec la réutilisation des pierres du château datant du XVIIe siècle. Le projet est approuvé en 1928 et l’église est inaugurée en 1930. Cependant, dès 1934, des infiltrations sont constatées au niveau du chœur : il est nécessaire de refaire les peintures.
            La pose d’un nouveau décor peint est confiée à Duilio Donzelli qui entreprend alors d’orner de peintures murales le chœur de l’église et l’arc-triomphal. Du fait de leur mauvais état, les peintures de l’abside ont été recouvertes en 2011 d’un enduit uniforme toujours visible. Elles représentaient des anges peints sur la voûte du chœur, comme à Haudiomont. Entre les vitraux était représenté le Tétramorphe.
            Le décor subsistant dans le chœur se compose essentiellement de deux tableaux sur le thème de l’eucharistie, disposés de part et d’autre, au-dessus des portes latérales. Celui de droite témoigne du souvenir encore prégnant des combats de 14-18 : le chanoine Ardant, un aumônier militaire originaire de Limoges qui était sur le front de Verdun, porte la communion sur le champ de bataille à un soldat blessé, allongé sur une civière et soutenu par l’un de ses compagnons d’armes. L’autre panneau montre le repas du Christ chez les disciples d’Emmaüs : il est surprenant d’y voir représenté un couple et non deux hommes, comme le laissent entendre les textes bibliques.
            L’élément le plus marquant de ce décor est l’arc-triomphal dominé par l’Agneau mystique : les parties latérales sont occupées par deux grands escaliers qui partent de deux portes ouvertes dans l’embrasure desquelles une silhouette se dessine. Les disciples, six de chaque côté, descendent les marches, portant chacun un attribut de son martyre*. Cette scène ne fait, semble-t-il, allusion à aucun texte biblique particulier mais constitue une adaptation du thème des douze apôtres, peut-être envoyés en mission, développé également à Seuzey et à Haraumont, à l’espace disponible pour le représenter, créant ce décor très original.


* à l’exception de Pierre muni d’une clé et de Saint Jean qui n’aurait pas souffert le martyre et tient un calice d’où sort un serpent rappelant la tentative d’empoisonnement dont il a été victime.

Tétramorphe : Représentation des quatre évangélistes dans leur forme allégorique : l'Homme pour Matthieu, l'Aigle pour Jean, le Taureau pour Luc et le Lion pour Marc, inspirée de la vision d’Ezéchiel (Ez 1 : 1-14) et de la description des Quatre Vivants de l’Apocalypse.

Agneau de Dieu : symbole chrétien rappelant le sacrifice du Christ et la parole de Jean-Baptiste : "Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde" (Jn 1,29).



Informations données par un service du Département de la Meuse




Dieue-sur-Meuse, Eglise de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste


Eglise de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste


Dans cette vaste église, bâtie au milieu du XIXe siècle et qui a souffert des deux guerres mondiales, au moins trois campagnes de décor peint ont été exécutées par Duilio Donzelli.
            Tout d’abord, en 1933, il peint le chœur : la voûte accueille, comme à Rouvrois et à Hannonville, un Christ-Roi couronné par deux anges et aux pieds duquel intercèdent la Vierge et le patron de cette église, saint Jean-Baptiste, dans une scène de déesis. Aux côtés de ces deux intercesseurs sont présents les quatre Évangélistes accompagnés de leur symbole. Sur le plan stylistique, la marque de Donzelli est aisément reconnaissable avec ces filets composés de petites touches, l’usage des bleus et de plusieurs nuances de jaune or ainsi que ses nuages si caractéristiques, gris rehaussés d’un réseau de traits blancs tout en courbes. Trois panneaux forment un cycle de la vie de Jean-Baptiste : les panneaux muraux illustrent la prédication dans le désert et le baptême du Christ. Sur la voûte, la troisième scène a en partie disparue ce qui n’empêche pas d’y reconnaître une décollation de saint Jean-Baptiste. La composition peut même être rapprochée de celle de Tiepolo pour la chapelle Colleoni de Bergame de 1735 qui est peinte à fresque. Un décor est placé autour des chapelles latérales disposées aux extrémités des bas-côtés, mais celui-ci a en grande partie été recouvert ou détruit, notamment du côté de l’autel de la Vierge.
            Ensuite, en 1938, le curé de la paroisse commande à l’artiste italien le décor de la lunette de la tribune sur le thème de la Crucifixion. Outre les personnages habituels se trouvent à proximité de la croix les soldats qui départagent aux dés la tunique du Christ et deux centurions romains. L’inscription signifiant « Christ, nous t'adorons et nous te bénissons »* complète la scène, comme dans le chœur dans lequel trois inscriptions font écho aux scènes peintes.
            Enfin, en 1939, la voûte est décorée à son tour. Elle porte les armoiries de l’évêque de Verdun de l’époque, Monseigneur Ginisty (1914-1946), et du nouveau pape, Pie XII (1939-1958), qui vient d’être élu. Ces armoiries constituent un précieux indice de datation. Les lacunes ne permettent pas de pleinement identifier la scène composée d’angelots jouant parmi les végétaux et d’anges portant des attributs.

* en latin, "ADORAMUS TE CHRISTE ET BENEDICIMUS TIBI".
                « NOUS VOUS ADORONS, ô JESUS, ET NOUS VOUS BENISSONS »

Deësis : Le mot d'origine grecque signifie "prière", est un thème chrétien représenté dans l'art ou la Vierge Marie et Jean-Baptiste sont des deux côtés du Christ, priant pour le salut de l'humanité.

Symboles évangélistes : l'homme pour Matthieu, l'aigle pour Jean, le taureau pour Luc et le lion pour Marc selon la vision d'Ezéchiel (Ez 1, 1-14) c’est la description des Quatre Vivants de l'Apocalypse


Documents remis par le Service conservation et valorisation du patrimoine et des musées du département de la Meuse.


https://musees-meuse.fr/dieue-sur-meuse-eglise-de-la-decollation-de-saint-jean-baptiste/#1551430649630-4677d3b1-336d

Cierges-sous-Montfaucon, Eglise Saint-Martin


Bâtie au milieu du XIXe siècle, cette église néo-romane a été restaurée par les architectes Henri-Gabriel Gautruche et Maurice-Charles Martineau selon un projet approuvé en 1927. En 1939, Duilio Donzelli intervient avec son fils Dante (1909-1999) pour décorer le chœur et l’arc-triomphal de peintures murales et pour réaliser la chaire à prêcher.
            Les scènes peintes reprennent des thématiques utilisées dans d’autres églises meusiennes. La charité et le songe de saint Martin, évêque de Tours au IVe siècle et patron de l’église, sont représentés dans le chœur. D’un côté, le saint en soldat romain partage son manteau tandis que de l’autre, le Christ dans une mandorle lui apparaît dans son sommeil. L’iconographie et la composition s’apparentent à celles de Koeur-la-Grande. Sur la voûte, le Trône de grâce rappelle le décor de Lamorville. Dans l’abside, le Christ-Roi, debout sur le globe terrestre, porte un livre avec l’inscription tirée de l’Évangile de Jean : « Je suis le chemin, la vérité et la vie »*. Cette thématique renvoie aux églises de Belleville-sur-Meuse, Seuzey, Hannonville-sous-les-Côtes et Rouvrois-sur-Meuse.
            L’arc-triomphal est décoré d’anges dans une esthétique proche de l’Art Déco : aplats de couleurs, stylisation des corps et des drapés et géométrisation des formes. En témoignent les nuages tout en longueur. S’agit-il d’une intervention de Dante Donzelli, dont le style est plus épuré que celui de son père ? Des anges occupent la composition sur trois niveaux. Au sommet deux apparaissent, à genoux et les mains jointes, en adoration autour d’un calice surmonté d’une hostie. Dessous, deux autres agitent un encensoir tandis qu’à la base de l’arc, trois anges chantent et trois autres jouent de la musique.
            Remarquable, la chaire est soutenue par un ange sculpté et décorée du Tétramorphe. Sur les panneaux latéraux, Duilio Donzelli a diversifié les techniques : les symboles des Évangélistes sont rendus en creux puis peints et des tesselles de mosaïques dorées viennent délimiter le nimbe. C’est la seule chaire qu’aurait réalisée Donzelli dans la Meuse.

* inscription « EGO SUM VIA VERITAS ET VITA » (Jn 14, 6).  Je suis le chemin, la vérité et la vie

Tétramorphe : Représentation des quatre évangélistes dans leur forme allégorique : l'Homme pour Matthieu, l'Aigle pour Jean, le Taureau pour Luc et le Lion pour Marc, inspirée de la vision d’Ezéchiel (Ez 1 : 1-14) et de la description des Quatre Vivants de l’Apocalypse.
Encensoir : vase brûle parfum accroché à 3 petites chaînes, dans lequel l'encens est brûlé et tourbillonné pendant les célébrations de l'église, en tant que symbole de la prière des fidèles, qui s'élève à Dieu.

Nimbus (halo) : anneau de lumière ou disque représenté autour de la tête des Saints, des Héros élevés à Dieu ou par Dieu.

Propitiatoire - Trône de grâce : Figure de la Trinité dans l’iconographie chrétienne dans laquelle Dieu le Père porte la croix de son Fils, tandis que la colombe représentant le Saint-Esprit plane entre les deux personnes.

La charité de Saint-Martin : Épisode survenu au cours de l'hiver 338. En garnison à Amiens, Martin rencontra un mendiant sans vêtements, tremblant de froid. Martin coupa son manteau et en donna la moitié à ce pauvre (en fait, il ne lui en donna que la moitié, car l'autre moitié appartenait à l'armée romaine). La nuit suivante le Christ, vêtu d'un demi-manteau, apparut à Martin dans un rêve et le remercia pour cet acte bienveillant.


Documents remis par le Service conservation et valorisation du patrimoine et des musées du département de la Meuse.


https://musees-meuse.fr/cierges-sous-montfaucon-eglise-saint-martin/



Chaillon, Eglise Saint-Rémi

Eglise Saint-Rémi



L’église a été fortement endommagée pendant le premier conflit mondial à la suite duquel ne subsistaient que les murs de la nef et les trois niveaux du clocher. L’édifice a été reconstruit dans la décennie 1920 par l’architecte départemental, Charles-Henri Royer. Les travaux, ont été retardés par de nombreuses difficultés.
Le premier décor, réalisé en 1929 sur l’arc-triomphal de la nouvelle église et représentant un Couronnement de la Vierge, est l’œuvre de Pierre Dubois (peintre né à Bar-le-Duc au début du XXe siècle).
            La municipalité s’adresse à Duilio Donzelli dans un second temps, au début de l’année 1933, pour restaurer les autels latéraux et les agrémenter d’un décor peint en lien avec les saints qui y sont vénérés, saint Nicolas et la Vierge. En tant que patron des navigateurs, saint Nicolas est représenté venant au secours de marins menacés par les éléments déchaînés. La présence du blason de la Lorraine rappelle qu’il en est également le saint patron. Au-dessus de l’autel consacré à Marie, Donzelli a figuré une scène d’Adoration des bergers.
            Le maître-autel, également l’œuvre de Donzelli, s’harmonise avec les piliers qui supportent la voûte de la nef : ceux-ci rappellent la forme du papyrus avec les chapiteaux ornés de longues feuilles qui renvoient à cette plante de la vallée du Nil. L’autel est orné de mosaïques colorées formant le monogramme du Christ « IHS ». Deux statues d’anges photophores au profil qui rappelle les peintures de l’Égypte ancienne encadrent l’autel. L’épuration et la stylisation des traits inscrivent ces sculptures dans le courant Art déco. L’ensemble constitue une réalisation audacieuse mais cohérente avec l’architecture et les autres éléments de mobilier.
            Enfin, avant de quitter le village, arrêtez-vous au monument aux morts qui se situe au bout de la rue de l’église. Sculpté par Donzelli en 1930, le monument a besoin d’une réfection dès 1936 : celle-ci est confiée à un sculpteur de Thiaucourt, Georges Acker, qui ajoute dans le même temps, à la demande de la commune, les croix de Lorraine, visibles en partie haute.

IHS : Forme abrégée et translittération imparfaite du nom "Jésus" en grec, utilisé plus tard par l'église comme monogramme pour Jesus Hominis Salvator ("Jésus, le Sauveur des hommes").



Informations données par un service du Département de la Meuse



https://musees-meuse.fr/chaillon-eglise-saint-remi/