jeudi 26 septembre 2019

Journée d’études du 14 novembre 2019

version numérique du programme de la journée d’études du 14 novembre prochain qui se tiendra à Lacroix-sur-Meuse. Cette journée sera suivie par 3 jours de circuits de visites en car. C’est un dépliant 3 volets donc en format numérique, la continuité des pages n’est pas respectée mais j’espère que ce sera lisible malgré tout. 
N’hésitez pas à diffuser ce programme autour de vous. J’espère vous revoir à l’occasion de ces journées !
    Je vous envoie également le lien vers le teaser de présentation de l’itinéraire Donzelli : https://www.youtube.com/embed/v6cXX2HvQGQ
Vous pouvez le diffuser également.
Par ailleurs, une courte émission est passée sur une télévision locale hier soir, Mirabelle TV. En voici le lien pour la visionner : https://viamirabelle.tv/patrimoine-decouvrez-duilio-donzelli-lartiste-aux-40-eglises-meusiennes/ 
    Je reste à votre disposition si vous avez des questions. Bien cordialement,

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Stéphanie BLONDY
Chargée de l’inventaire général du patrimoine et des recherches
et de la valorisation des ressources muséographiques
Service conservation et valorisation du patrimoine et des musées
Direction de la Culture et du Patrimoine
Département de la Meuse
Clos Raymond Poincaré
55300 Sampigny

Téléphone : 03 29 90 70 50 / poste : 6426

Retrouvez l’actualité du Département de la Meuse sur www.meuse.fr
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lundi 5 août 2019

Seuzey, Eglise Saint-Marcel

 Eglise Saint-Marcel




Dès 1922, les premiers plans d’une nouvelle église sont dressés par l’architecte Léon Chesnay. Des sapes, creusées par les Allemands sous les fondations de l’ancienne église, empêchent toute reconstruction sur le même emplacement. Un autre espace est choisi pour la nouvelle église, construite en 1932 sur un axe nord-sud, après de multiples débats sur sa taille et sur le choix des matériaux et des travaux de terrassement non prévus.
            En 1933-1934, Duilio Donzelli conçoit les trois autels en pierre de Brauvilliers (Meuse), le banc de communion, les bénitiers, les fonts baptismaux et deux colonnes soubassements de candélabres, le tout dans un style néo-roman. En 1935, la municipalité fait appel à lui pour orner le chœur de l’église de peintures murales. Il réalise alors, suivant le programme préétabli, une scène de déesis sous laquelle se déploie le cortège des apôtres ainsi que trois saints (le pape Marcel Ier, saint patron du lieu, le roi de France Louis IX et Joseph) et trois saintes (Jeanne d’Arc, Catherine d’Alexandrie et Agnès) en partie centrale. Dans l’abside, la scène principale est placée sur un fond qui imite la mosaïque. Le fond doré rappelle les mosaïques ravennates, auxquelles il emprunte également la structure des scènes, notamment dans la présentation des apôtres, disposés de part et d’autre de palmiers et portant les attributs qui permettent de les identifier, souvent l’instrument de leur martyre. L’arc-triomphal est orné d’une hiérarchie céleste, chacun des neuf personnages représentant une créature angélique spécifique, dont le nom est inscrit dans le nimbe.
            En 2012-2013, une restauration complète de ce décor lui a rendu sa lisibilité et son éclat. L’étude menée par les restauratrices a permis de mieux comprendre comment l’artiste travaillait. Pour rendre ces nuances de couleurs dans la dorure, il utilisait trois tons de peintures métalliques qu’il posait par juxtaposition de touches : le fond est constitué de tonalités cuivrées, tandis que des rayons dorés, plus jaunes que le fond, encadrent le Christ, et que d’autres rayons argentés mettent en valeur le médaillon du chrisme entre l’alpha et l’oméga.


Deësis : Le mot d'origine grecque signifie "prière", est un thème chrétien représenté dans l'art ou la Vierge Marie et Jean-Baptiste sont des deux côtés du Christ, priant pour le salut de l'humanité.

L'abside : du latin absis lui-même dérivé du grec ἁψίς, est la partie saillante en demi-cercle d'un bâtiment monumental ou privé. Wikipédia

Hiérarchie céleste : classification des êtres célestes établie au Ve siècle. Cette hiérarchie est traditionnellement composée de trois niveaux, en fonction de la proximité des anges à Dieu : viennent d'abord les Séraphins, les Chérubins et les Trônes, les Dominations, les Principautés, les Puissances, les Vertus et enfin les Archanges et les Anges. Neuf catégories différentes.
Nimbus (halo) : anneau de lumière ou disque représenté autour de la tête des Saints, des Héros élevés à Dieu ou par Dieu.

Monogramme du Christ entre Alpha et Omega : Symbole de l'éternité du Christ, les premières lettres de son nom (Chi et Rho) sont écrites entre les premières et dernières lettres de l'alphabet grec. Celles-ci encadrent l’alphabet, symbolisant ainsi le tout, le commencement et la fin.





Une fresque de Duilio Donzelli illumine le chœur.  Elle met en scène les apôtres, regroupés par trois et reconnaissables à leurs attributs, et des anges qui viennent compléter la composition sur l’arc-triomphal.  L'ensemble s'inspire de la peinture italienne allant de la tradition ravennate à Raphaël, en passant par Giotto. Au-dessus, la voûte, entièrement recouverte d’une mosaïque aux tons bruns, est percée d’une scène lumineuse représentant un Christ majestueux assis sur un trône et tenant un livre ouvert.












Sivry-sur-Meuse, Eglise Saint-Remi

Eglise Saint-Remi


D’aspect sobre mais imposant, cette église aurait été érigée dès le Xe siècle et reconstruite à plusieurs reprises au cours des siècles, en particulier au XVIIIe siècle, mais a conservé ses deux tours massives rappelant qu’elle était fortifiée. Très endommagée pendant le premier conflit mondial, elle a été restaurée par l’architecte Maurice Lagesse et bénie le 3 août 1927.
            Dans les années 1930, la paroisse se charge de reconstituer le mobilier de l’église : une fois la chaire acquise et les premiers vitraux posés, les fonds recueillis sont destinés à la restauration des autels. Les bulletins paroissiaux de l’époque attestent de la recherche de financements et des appels aux dons pour tous ces travaux. Donzelli est appelé en 1935 pour ériger l’autel du Sacré-Cœur et pour remettre en état celui de la Vierge l’année suivante. Les deux autels sont restaurés dans l’esprit du XVIIIe siècle mais certains éléments, comme l’imitation de mosaïque dans les niches et les motifs de la colombe et des instruments de la Passion, témoignent de l’intervention de Donzelli.
En 1938, ce dernier réalise le décor du chœur sur le thème de l’eucharistie : il peint une Cène sur la voûte, mêlant la tradition de la peinture italienne de la Renaissance et celle de l’art byzantin par ce fond or atemporel. Cette peinture murale s’apparente également à celle de l’église de Véry, datée de 1937, et doit être vue comme l’illustration de la phrase inscrite sur les murs du chœur, « Prenez et mangez ceci est mon corps » (Mt 26, 26), puisque le Christ se désigne d’une main tandis qu’il montre le pain de l’autre. Les grappes de raisin et des épis de blé sur les côtés renvoient aux espèces eucharistiques du pain et du vin alors que l’Agneau mystique placé dans le médaillon dominant la composition évoque clairement le sacrifice. Tous les symboles sont rassemblés pour illustrer ce thème dans le chœur où est célébrée l’eucharistie lors de la messe.

Arma Christi (outils de la passion) : des outils qui ont infligé des souffrances à Jésus-Christ : échelle, couronne d'épines, marteau, clous, piques, lance, éponge, croix ...

La Cène :  Terme issu du latin cena, « repas du soir, dîner ») est le nom donné dans la religion chrétienne au dernier repas que Jésus-Christ prit avec les douze apôtres le soir du Jeudi saint, avant la Pâque juive, peu de temps avant son arrestation, la veille de sa crucifixion, et trois jours avant sa résurrection. Après avoir célébré avec eux la Pâque, il institua l'Eucharistie — selon trois des quatre évangiles canoniques — en disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ».  Wikipédia
Eucharistie : un sacrement chrétien. Elle occupe une place centrale dans la doctrine et la vie religieuse de la plupart des confessions chrétiennes. Alors que les catholiques parlent d'Eucharistie, le terme de Sainte-Cène est généralement utilisé par les protestants pour désigner le même rite. Wikipédia

Agneau de Dieu : symbole chrétien rappelant le sacrifice du Christ et la parole de Jean-Baptiste : "Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde" (Jn 1,29).




En 1931, la chaire est remplacée par un ouvrage minutieux de chêne. La bénédiction des premiers vitraux se fait le 28 septembre 1930 alors que les derniers sont bénis le 17 avril 1932. Les orgues sont installés en 1934 et coûtent, à l'époque, la somme de 72000 FR. L'autel du sacré-cœur est une œuvre d'art due à DONZELLI (1935) de même que "La Cène", effectuée en 1938. Cette magnifique peinture du chœur est, selon un extrait du bulletin paroissial de janvier 1939 dû à l'abbé PETIT, "une page d'évangile présentée par le peintre à la méditation des fidèles". Il a suffi d'une bombe tombée non loin de là le 10 mai 1940 pour endommager l'édifice. Les vitraux représentant les quinze mystères du Rosaire sont remplacés. Seul le vitrail du fond de l'église rappelant le souvenir des morts de la guerre de 1914-1918 ne retrouve pas sa place et est remplacé par une représentation de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus. Celui situé côté nord rappelle le souvenir du patron de la paroisse lors du baptême de Clovis. Ces vitraux sont l'œuvre des ateliers de Georges JANIN, maître verrier à Nancy. Le choix des couleurs et la recherche de clarté rendent le sujet choisi du meilleur effet décoratif.  La suite des quatorze tableaux où sont représentées les scènes de la passion (chemin de la croix) date de 1924 et est due à CHANTREL. Seuls vestiges dans cette église : la nef, datant de 1756. La base des tours est un reste d'éléments fortifiés. Dans la nef, face sud, à environ un mètre du sol, une pierre de réemploi est le fragment d'un monument funéraire 1763.Rappelons en effet que jusqu'au XVIII° siècle, les prêtres sont inhumés dans l'église, Nicolas MARTIN en 1679, Pierre LECLERC en 1712, Jean-Henry EMOND en 1766, etc.... 
D'ailleurs ce dernier repose, d'après le bulletin paroissial de 1962, "en notre église devant l'actuelle table de communion au-dessous de la croix qui était suspendue à la voûte".                                                     
Actuellement les statues de l'église représentent :  Le curé d'Ars, patron des curés de paroisse ; Saint-Nicolas, patron de la Lorraine ; Saint-Antoine de Padoue, invoqué pour retrouver les objets perdus, sauver les malades et les accidentés ; La vierge et l'Enfant Jésus ; Le sacré-cœur ; Saint-Eloi, patron des orfèvres, forgerons, etc..; Sainte Jeanne d'Arc; La vierge et Jésus.





Véry, Eglise Saint-Nicolas

Eglise Saint-Nicolas


Église reconstruite, œuvre de l’architecte René Barba qui a contribué au relèvement de nombreux villages meusiens après la Première Guerre mondiale, Saint-Nicolas a fait l’objet d’une véritable recherche qualitative tant dans ses matériaux que dans ses volumes. Bénie en 1930, elle possède un intérieur entièrement recouvert d’un décor réalisé en 1937 par Duilio Donzelli.
            Les trois scènes peintes du chœur, formant une sorte de triptyque, attirent immédiatement le regard : au centre, est figuré le Christ entouré de ses douze apôtres dans une représentation de la Cène. La composition et le style de l’œuvre l’inscrivent dans la tradition de la peinture italienne de la Renaissance, dans la lignée d’artistes comme Raphaël ou Léonard de Vinci même s’il s’en distingue largement, notamment par la position du Christ, debout tenant une coupe de vin. L’artiste a également représenté la Cène dans les églises Saint-Remi de Sivry-sur-Meuse et Saint-Grégoire de Valence. Le panneau de gauche figure un Christ œuvrant dans l’atelier de charpentier de son père. Le thème du travail est cher à Donzelli qui a connu de nombreuses luttes ouvrières pendant sa jeunesse socialiste puis communiste. La composition avec l’atelier ouvert sur le village de Véry détruit rappelle celle de la toile Venez à moi vous tous qui travaillez peinte dix ans plus tôt pour l’église de Sorcy. La vue choisie est assez réaliste, elle s'inspire de photographies aériennes qui ont pu être prises pendant la guerre. En pendant, sur le panneau de droite, le village reconstruit, associé à la résurrection du Christ qui sort de son tombeau, vainqueur de la mort, comme Véry s’est relevé après le conflit qui l’avait transformé en champ de ruines.
            Sur les murs de la nef court un chemin de croix complété par les instruments de la Passion (colonne brisée, fouets, couronne d’épine, tenailles, marteau, clous) en grisaille. Pour les quatorze stations, le peintre a souvent fait le choix d'un cadrage resserré sur les personnages pour laisser voir les émotions inscrites sur leur visage. La voûte de la nef est couverte d’étoiles, motif récurrent chez Donzelli, mais celle-ci a la particularité de porter un zodiaque, reprenant la tradition romane de figurer par un tel ensemble l’écoulement du temps. Les signes sont répartis dans douze étoiles qui forment un large cercle au centre de la voûte et viennent parfaire le riche décor.

La Cène :  Terme issu du latin cena, « repas du soir, dîner ») est le nom donné dans la religion chrétienne au dernier repas que Jésus-Christ prit avec les douze apôtres le soir du Jeudi saint, avant la Pâque juive, peu de temps avant son arrestation, la veille de sa crucifixion, et trois jours avant sa résurrection. Après avoir célébré avec eux la Pâque, il institua l'Eucharistie — selon trois des quatre évangiles canoniques — en disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ».  Wikipédia